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Le Fil Info Egédis

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L'actualité du monde pétrolier

Retrouvez ci-dessous les dernières informations concernant le monde pétrolier.

 

Ces infos sont mises à jour régulièrement.

 

Actualités pétrolières du mardi 14 aout 2018

mar. 14 août à 11:05

Le pétrole recule dans un marché inquiet de la demande mondiale

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont baissé lundi alors qu'une potentielle contagion de la crise turque et ses conséquences sur la demande mondiale inquiètent les investisseurs, au moment où l'Opep a augmenté sa production de brut en juillet.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a clôturé à 72,61 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 20 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 43 cents à 67,20 dollars.

"Le risque du côté de la demande de pétrole vient actuellement de la Turquie", a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.

Plongée dans une crise qui a fait chuter sa monnaie de plus de 40% face au dollar depuis le début de l'année, Ankara a annoncé lundi des mesures pour tenter d'enrayer l'effondrement de la livre, sans grand succès.

La devise turque a poursuivi lundi sa chute et a continué à affecter d'autres devises de pays émergents tout comme les places boursières européennes et asiatiques, les marchés craignant notamment que la crise turque ne s'étende à ses partenaires financiers.

"Tant que le moral des investisseurs sera corrélé à la situation en Turquie, il faut s'attendre à ce que les actifs à risque souffrent", a expliqué Jameel Ahmad, analyste chez FXTM.

Cette situation a également pour conséquence de faire monter le dollar en tant que valeur refuge, rendant moins attractifs les achats de matières premières libellés dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

Dans ce contexte, la hausse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) selon son dernier rapport mensuel a ajouté à la crainte des marchés de voir une offre en surplus marqué par rapport à la demande.

Les pays de l'Opep ont pompé 32,32 millions de barils par jour (mbj) en juillet, soit une augmentation de 40.700 barils par jour par rapport à juin, selon des sources indirectes rapportées par l'Opep.

"L'Algérie, l'Angola, l'Irak, le Koweït et le Nigeria ont augmenté leur production. Combinez cela aux craintes de guerre commerciale qui pourraient avoir des conséquences substantielles sur la demande chinoise et vous obtenez un sentiment négatif sur le marché", a affirmé James Williams de WTRG.

Les cours sont fortement influencés depuis plusieurs semaines par les annonces de durcissement des taxes douanières entre les Etats-Unis et la Chine mais également par la mise en oeuvre par Washington de sanctions visant l'Iran, important producteur d'or noir.

"La force la plus importante sur le marché du pétrole se situe actuellement à la Maison Blanche", a résumé Tamas Varga, analyste chez PVM.

Au sujet des relations irano-américaines, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a affirmé lundi qu'il n'y aurait ni guerre ni négociations avec les Etats-Unis.


La crise turque pèse sur l'euro et les devises émergentes

L'effondrement de la livre turque sur fond de tensions entre Ankara et Washington agitait lundi les cambistes, qui craignent d'éventuelles répercussions sur les banques européennes, et par ricochet sur l'euro, ainsi que sur les monnaies d'autres pays émergents.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1387 dollar après être tombée vers 05H00 GMT à 1,1365 dollar, son plus bas niveau depuis mai 2017. Vendredi vers 21H00 GMT, un euro valait 1,1413 dollar.

La devise européenne reculait également face au yen à 126,05 yens contre 126,51 yens vendredi soir. Vers 05H00 GMT, elle est tombée à 125,15 yens, son plus bas niveau depuis fin mai.

Le dollar baissait un peu face au yen à 110,69 yens, contre 110,83 yens vendredi.

Les investisseurs concentraient leur attention sur la Turquie, la devise du pays étant tombée à son plus bas niveau historique pendant la séance asiatique, à 7,2362 livres pour un dollar, avant de se reprendre autour de 7,0066 livres pour un dollar vers 19H00 GMT après l'annonce d'un plan de riposte.

En l'espace de trois mois, la monnaie turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au billet vert.

La banque centrale de Turquie a bien annoncé lundi qu'elle prendrait "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité financière.

Mais la décision qu'attendaient les marchés, une hausse des taux d'intérêt pour juguler l'inflation galopante, n'ayant pas été annoncée, les promesses de la banque centrale "auront probablement un effet limité", a jugé Connor Campbell, analyste pour Spreadex.

Et quand le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi les Etats-Unis de chercher à frapper la Turquie "dans le dos", ravivant les craintes liées aux tensions diplomatiques, la livre turque s'est de nouveau inscrite en baisse.

"Tant que M. Erdogan restera intransigeant, il sera compliqué de voir les investisseurs internationaux revenir en Turquie", avait souligné plus tôt Rebecca O'Keeffe, pour Interactive investor.

 L'euro est affectée par cette crise turque car les investisseurs redoutent ses conséquences sur plusieurs grandes banques européennes particulièrement exposées.

Le pétrole orienté à la hausse en Asie

 Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, mardi, du fait d'achats à bon compte, mais les investisseurs demeuraient globalement inquiets des retombées de la guerre commerciale sino-américaine et de la situation en Turquie.

Vers 05H40 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 25 cents à 67,45 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, progressait de 19 cents à 72,80 dollars.

 

 

Actualités pétrolières du lundi 13 aout 2018

lun. 13 août à 10:22

Le pétrole soutenu par les risques géopolitiques au Moyen-Orient

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, dans un marché s'inquiétant des effets sur l'offre d'or noir des sanctions américaines sur l'Iran, mis en avant par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), et des tensions actuelles entre Washington et Ankara.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini en hausse de 74 cents sur l'Intercontinental Exchange (ICE), à 72,81 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a gagné 82 cents pour clôturer à 67,63 dollars.

La séance a été marquée par la publication du rapport mensuel de l'AIE, qui estime que le retour des sanctions américaines contre l'Iran menace l'approvisionnement en brut de l'économie mondiale.

"Quand les sanctions pétrolières contre l'Iran prendront effet, peut-être conjointement avec des problèmes de production ailleurs, le maintien de l'offre mondiale pourrait s'avérer très difficile", y est-il notamment écrit.

Les perspectives pour le marché pourraient s'avérer alors "beaucoup moins calmes" qu'elles ne le sont aujourd'hui, estime l'agence basée à Paris.

Les sanctions américaines contre l'Iran, troisième plus grand producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), doivent entrer en vigueur à partir de novembre.

Le dernier train de sanctions s'était traduit par une chute des exportations de brut de 1,2 million de barils par jour (mbj) mais "cette fois-ci l'impact pourrait être encore plus sévère", selon le rapport de l'AIE.

L'Agence note toutefois que pour l'instant, les inquiétudes sur l'offre se sont calmées, même si elle fait état d'un déclin surprise de la production saoudienne en juillet: elle a en effet baissé de 110.000 barils par jour (b/j) à 10,35 mbj, avec un déclin des exportations.

L'Opep publiera son propre rapport mensuel la semaine prochaine.

Le marché s'inquiète par ailleurs du regain de tensions entre Washington et Ankara lié à la détention en Turquie d'un pasteur américain.

Le ministère des Affaires étrangères turc a notamment estimé vendredi que la hausse des taxes sur l'acier et l'aluminium annoncée plus tôt dans la journée par le président américain Donald Trump affecterait les relations entre les deux pays, et a promis des représailles.

Cette crise diplomatique a fait chuter la livre turque, qui a perdu près de 24% de sa valeur dans la journée face à la monnaie américaine.

"Normalement la montée du dollar a tendance à peser sur le prix du pétrole", car elle rend plus chers les achats de barils vendus en dollars pour les acheteurs munis d'autres devises, a rappelé John Kilduff, d'Again Cpiatal.

"Mais là, les investisseurs s'inquiètent des répercussions sur l'offre de pétrole dans le mesure où la Turquie accueille des oléoducs importants, comme ceux permettant les exportations en provenance du nord de l'Irak", a-t-il ajouté.

 

L'euro dégringole face au dollar, entraîné par l'effondrement de la devise

L'euro chutait vendredi à un plus bas en treize mois face au dollar, entraîné par l'effondrement de la livre turque après des déclarations successives des dirigeants américains et turcs ayant mis le feu aux poudres.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1401 dollar, contre 1,1527 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Vers 17H30 GMT, l'euro est tombé jusqu'à 1,1388 dollar, son plus bas niveau depuis juillet 2017.

La devise européenne baissait face au yen à 126,13 yens contre 128,05 yens jeudi soir.

Le dollar était en baisse face au yen à 110,63 yens, contre 111,08 yens la veille.

La livre turque vivait une journée noire vendredi, creusant ses plus bas historiques face au dollar. Vers 19H00 GMT, la monnaie turque valait 6,47 livres pour un dollar, en baisse de 16%, après être tombée à 6,8703 livres pour un dollar, soit une baisse de presque 24% par rapport à jeudi.

La devise turque a particulièrement plongé après que le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères pour lutter contre la "guerre économique", alors que les marchés attendaient des mesures fortes pour soutenir la monnaie nationale.

Le président américain Donald Trump a ensuite enfoncé le clou après avoir autorisé le "doublement" des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium turcs en raison de la chute de la devise locale depuis plusieurs semaines.

Ces déclarations interviennent dans un climat déjà tendu entre les deux pays alors que le pasteur américain Andrew Brunson est détenu en Turquie pour des liens présumés avec des groupes "terroristes".

La livre turque a entraîné l'euro dans sa chute, alors que la Banque centrale européenne "s'inquiète de l'exposition de certaines banques à la Turquie", ont noté les analystes de Wells Fargo, les institutions financières européennes étant très présentes dans le pays.

"+Contagion+ est maintenant le maître mot, alors que les marchés, entravés par la faible liquidité estivale, se demandent quelle sera la prochaine étape", a jugé Chris Beauchamp, analyste pour IG.

Des Allemandes Deutsche Bank et Commerzbank aux Italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo, en passant par l'Espagnole Santander, les actions de grandes banques européennes ont terminé dans le rouge vendredi.

 

Le pétrole en ordre dispersé en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole évoluaient en ordre dispersé, lundi en Asie, le Brent étant notamment lesté par les craintes quant aux répercussions de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

Vers 05H20 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait un cent à 67,64 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, reculait de 14 cents à 72,67 dollars.

Les marchés subissent de plein fouets les répercussions de tensions commerciales sino-américaines, les investisseurs redoutant qu'elles n'aient des conséquences sur la croissance mondiale.

"L'escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine inquiète les investisseurs qui redoutent que des conditions économiques moins favorables ne pèsent sur la croissance de la demande en pétrole", a déclaré Benjamin Lu, spécialiste des matières premières chez Phillip Futures à Singapour.

D'un autre côté, les prix sont soutenus selon Greg McKenna d'AxiTrader, par un rapport de l'Agence internationale de l'énergie, basée à Paris, selon laquelle il sera difficile de remplacer le pétrole iranien quand entreront en vigueur, en novembre, de nouvelles sanctions américaines visant notamment le secteur pétrolier de la République islamique.

 

 

 

Actualités pétrolières du vendredi 10 aout 2018

ven. 10 août à 09:44

Le pétrole rattrapé par le conflit entre Pékin et Washington

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en légère baisse jeudi, rattrapés une nouvelle fois par la crainte des conséquences des tensions entre Pékin et Washington sur la demande chinoise de brut.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a terminé en repli de 21 cents sur l'Intercontinental Exchange (ICE) pour terminer à 72,07 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 13 cents pour clôturer à 66,81 dollars, son plus bas niveau en sept semaines.

Le marché du pétrole "subit encore le contre-coup du rapport hebdomadaire (sur les niveaux de produits pétroliers aux Etats-Unis)", selon Robert Yawger de Mizuho.

En cause notamment, une baisse hebdomadaire moins marquée que prévu des réserves américaines de brut et une hausse des stocks d'essence en pleine saison des grands déplacements en voiture, signes d'une demande à la peine.

Parallèlement, "il est de plus en plus évoqué la possibilité que la Chine décide d'imposer des droits de douane supplémentaires sur le pétrole brut américain", a souligné M. Yawger.

La Chine a annoncé mercredi qu'elle imposerait à compter du 23 août des droits de douane de 25% visant 16 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, rendant coup pour coup à l'administration américaine qui avait fait une annonce similaire la veille.

Pékin a notamment visé l'essence et les produits raffinés aux Etats-Unis mais s'est pour l'instant gardé de toucher directement au brut.

Les importations de pétrole du pays ont légèrement augmenté en juillet après deux mois de baisse mais restent près de leur plus bas niveau de l'année.

En l'absence de nouvelles informations d'ampleur, les cours du pétrole sont toutefois restés dans une fourchette limitée jeudi.

"Les investisseurs ont tenté de pousser les prix vers le haut mais n'y sont pas parvenus après la forte baisse enregistrée mercredi", a estimé M. Yawger.

 

Le dollar, profitant d'un rapport sur le chômage, remonte face à l'euro

New York (awp/afp) - Le dollar reprenait le chemin de la hausse face à l'euro jeudi après deux séances consécutives de recul, aidé par une baisse surprise des demandes d'allocations chômage suggérant un marché du travail toujours solide.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1544 dollar, contre 1,1610 dollar mercredi vers 21H00 GMT.

La devise européenne baissait face au yen à 128,17 yens contre 128,86 yens mercredi soir.

Le dollar, lui, montait face au yen à 111,03 yens, contre 110,98 yens la veille.

"Les Etats-Unis tournent à plein régime contrairement à l'Europe", a observé Joe Manimbo de Western Union.

"La banque centrale américaine (Fed) augmente ses taux d'intérêt tandis que la Banque centrale européenne demeure en état stationnaire", a-t-il ajouté pour justifier la hausse du dollar jeudi et cinq fois lors des sept précédentes séances.

Jeudi, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont baissé à la surprise des analystes, montrant que le marché du travail évolue de plus en plus en situation de plein emploi.

Vers 19H00 GMT, l'once d'or valait 1.212,47 dollars contre 1.213,95 dollars mercredi à 21H00 GMT.

La monnaie chinoise a terminé à 6,8210 yuans pour un dollar contre 6,8355 yuans mercredi.

 

Le pétrole rebondit en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient orientés en légère hausse, vendredi en Asie, sans toutefois monter bien haut, du fait des tensions sino-américaines ou encore de craintes d'une faible demande.

Vers 05H15 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 1 cent à 66,82 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, progressait de 9 cents à 72,16 dollars.

La Chine a annoncé mercredi qu'elle imposerait des droits de douane de 25% visant 16 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, conformément à sa promesse de riposter face aux dernières taxes américaines sur ses produits.

Les analystes redoutent les conséquences de l'escalade des tensions commerciales entre Pékin et Washington sur la croissance mondiale.

La Russie a annoncé de son côté jeudi qu'elle élaborerait des "mesures de rétorsion" aux nouvelles sanctions annoncées par Washington à l'encontre de Moscou en lien avec l'attaque à l'agent chimique Novitchok au Royaume-Uni.

Sur le long terme, certains s'inquiètent de ce que les prix du brut ne pâtissent d'une production surabondante de pétrole.

"La récente chute des prix du pétrole va dans le sens de notre analyse selon laquelle la croissance de la demande en brut va ralentir rapidement ces prochaines années tandis que l'offre demeurera importante", a indiqué la firme Capital Economics.

"Les inquiétudes quant à la croissance de la demande en pétrole ont augmenté ces dernières années en raison de données économiques chinoises faibles et d'une escalade dans les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine."

 

Actualités pétrolières du jeudi 09 aout 2018

jeu. 09 août à 10:39

Le pétrole lesté par les stocks américains et les tensions commerciales

New York - Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse mercredi, plombés par l'annonce d'un repli moins fort que prévu des réserves de brut aux Etats-Unis et par les inquiétudes concernant les conséquences du conflit commercial entre Washington et Pékin.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a lâché 2,37 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) pour finir à 72,28 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 2,23 dollars pour clôturer à 66,94 dollars.

Selon le rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé de 1,4 million de barils la semaine se terminant le 3 août, quand les analystes attendaient un repli de 3 millions.

Cette baisse moins forte que prévu "a probablement joué sur le recul des prix", a avancé Andrew Lebow de Commodity Research Group.

Les réserves d'essence ont, elles, augmenté de 2,9 millions de barils, alors que les analystes tablaient sur un recul, tandis que les stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont progressé de 1,2 million de barils.

En général, l'été est la saison de la conduite aux Etats-Unis, et les réserves de brut et d'essence ont tendance à s'amenuiser pour répondre à la demande élevée des vacanciers.

Mais les raffineries ont aussi augmenté une nouvelle fois leur cadence la semaine dernière, fonctionnant désormais à 96,6% de leurs capacités et transformant encore plus de brut en produits raffinés.

Selon M. Lebow, le marché a par ailleurs été rattrapé "par une certaine nervosité face aux nouvelles tensions entre les Etats-Unis et la Chine, qui poussent les investisseurs à se demander si cela ne va pas peser sur la demande chinoise de pétrole".

Les Etats-Unis ont ainsi annoncé mardi soir qu'ils allaient appliquer à partir du 23 août des droits de douane de 25% sur un total de 50 milliards de dollars de produits chinois. La Chine a riposté mercredi en promettant des taxes sur les mêmes montants.

Cette annonce intervient le jour même où selon les derniers chiffres des douanes chinoises, le pays "a importé 8,48 millions de barils de brut par jour en juillet, ce qui est à peine plus qu'en juin quand (ces importations) étaient descendues à leur plus bas niveau depuis six mois", ont remarqué les analystes de Commerzbank.

La forte baisse des cours du pétrole est toutefois "un peu étonnante" au vue des informations du jour, a estimé M. Lebow. "Alors que de nombreux investisseurs parient sur une hausse des cours, le marché a peut-être juste besoin de prendre un peu d'air".

L'euro, en hausse face au dollar, se remet d'une chute prolongée

New York (awp/afp) - Après s'être rapproché lundi de son plus bas niveau annuel, l'euro poursuivait mercredi sa reprise face au dollar, dans un marché influencé par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1619 dollar, contre 1,1599 dollar mardi vers 21H00 GMT.

La devise européenne baissait face au yen à 128,93 yens, contre 129,18 yens mardi soir.

Le dollar perdait également du terrain face au yen à 110,96 yens, contre 111,38 yens la veille.

L'euro connaissait sa deuxième séance de hausse de suite après avoir chuté lors des cinq séances précédentes face au dollar.

"Après avoir atteint des plus bas depuis plusieurs semaines lundi, l'euro se reprend progressivement", a commenté David Gilmore, de Foreign Exchange Analytics.

La devise européenne s'est rapprochée en début de semaine du seuil de 1,1540 dollar, son plus bas niveau de l'année atteint fin mai.

La Chine a annoncé mercredi qu'elle imposerait à compter du 23 août des droits de douane de 25% visant 16 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, rendant coup pour coup à l'administration américaine qui a fait une annonce similaire la veille.

 

Le pétrole rebondit en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole rebondissaient jeudi en Asie, après la forte baisse de la veille liée à l'annonce d'un repli moins fort que prévu des réserves de brut aux Etats-Unis et aux inquiétudes quant aux répercussions du conflit commercial sino-américain.

Vers 04H45 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 9 cents à 67,03 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, progressait de 24 cents à 72,52 dollars.

A Londres, le Brent de la mer du Nord avait lâché mercredi 2,37 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI pour le contrat de septembre avait cédé 2,23 dollars.

L'or noir s'était en début de semaine apprécié en raison de la reprise de sanctions américaines contre l'Iran, qui font anticiper une baisse des livraisons iraniennes. 

Mais, selon le rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé de 1,35 million de barils la semaine se terminant le 3 août, quand les analystes attendaient un repli de 3 millions. 

Le marché est par ailleurs rattrapé par une nervosité liée aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont ainsi annoncé mardi soir qu'ils allaient appliquer à partir du 23 août des droits de douane de 25% sur un total de 50 milliards de dollars de produits chinois. La Chine a riposté mercredi en promettant des taxes sur les mêmes montants, y compris sur le pétrole.

Les investisseurs se concentrent sur "les questions géopolitiques qui se posent aux marchés, et en particulier sur les droits de douane chinois sur l'essence et les produits raffinés, qui auront certainement un impact sur les prix à court terme", a déclaré à Bloomberg Adam Wise, de John Hancock Financial Services.

Actualités pétrolières du mercredi 08 aout 2018

mer. 08 août à 09:01

Les sanctions américaines contre l'Iran font monter le pétrole

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi après l'entrée en vigueur d'une première vague de sanctions américaines contre l'Iran, à quelques mois de mesures visant directement les exportations pétrolières de Téhéran et pouvant perturber l'offre de brut sur le marché mondial.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a gagné 90 cents sur l'Intercontinental Exchange (ICE) pour terminer à 74,65 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a pris 16 cents pour clôturer à 69,17 dollars.

Une salve de sanctions américaines contre l'Iran a été mise en oeuvre mardi, le président iranien Hassan Rohani criant à la "guerre psychologique" et écartant toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les Etats-Unis.

"Quiconque faisant des affaires avec l'Iran ne fera PAS d'affaires avec les Etats-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins", a pour sa part lancé le président américain.

Si l'or noir n'est pas directement visé par cette première vague de mesures, "la réalité de futures sanctions sur les produits pétroliers fait son chemin dans les esprits", a commenté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Le secteur pétrolier du troisième plus grand producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sera visé à partir de novembre.

Les Etats-Unis menacent de sanctionner quiconque importera du pétrole iranien à partir de cette date, mais les analystes sont divisés quant aux pays qui braveront Washington.

"L'Inde, la Chine, et des pays d'Europe s'opposent aux sanctions américaines, ils pourraient continuer d'acheter à l'Iran", a estimé Fiona Cincotta, analyste chez City Index.

Les entreprises privées feront un "choix facile, en privilégiant les Etats-Unis plutôt que l'Iran", a pour sa part mis en avant Bjarne Schieldrop, qui juge que "le choix est d'autant plus facile que l'Arabie saoudite et la Russie ont augmenté leur production".

Les autorités américaines ont par ailleurs dans un rapport mensuel légèrement révisé à la baisse leur estimation de production de pétrole aux Etats-Unis pour l'ensemble de l'année, à 10,7 millions de barils par jours (mbj), contre 10,8 mbj le mois dernier. Elles ont aussi abaissé leur prévision pour 2019 à 11,7 mbj (contre 11,8 mbj auparavant).

Ces chiffres restent toutefois bien supérieurs au record actuel de production établi en 1970, qui s'élève à 9,6 mbj.

Les marchés prendront connaissance mercredi des chiffres hebdomadaires de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) sur le niveau des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Les analystes tablent sur une baisse de 3 millions de barils des stocks de brut, de 2 millions de barils des stocks d'essence, et sur une hausse d'un million de barils des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel), selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.

 

Le dollar recule face à l'euro, hausse des réserves de change de la PBOC

New York (awp/afp) - Le dollar reculait mardi face à l'euro après avoir atteint la veille un plus haut depuis plus d'un mois, alors que le niveau des réserves de change de la Banque centrale chinoise a surpris les observateurs.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1593 dollar, contre 1,1554 dollar lundi vers 21H00 GMT.

La devise européenne montait face au yen à 129,18 yens, contre 128,71 yens lundi soir.

Le dollar évoluait en légère hausse face au yen à 111,43 yens, contre 111,40 yens la veille.

Mardi, la Banque centrale chinoise (PBOC) a publié le montant de ses réserves de change, qui ont augmenté en juillet alors que les analystes s'attendaient à une baisse. Elles sont passées d'environ 3.112 milliards à 3.118 milliards de dollars.

"La chute du renminbi (autre nom donné au yuan) semble avoir été provoquée par les forces du marché, non par l'intention du gouvernement", qui a seulement laissé faire, a expliqué Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Selon lui, ces données suggèrent que la Chine "n'est ni en train de dévaluer ni en train de soutenir délibérément sa monnaie".

Vendredi dernier, la Banque centrale chinoise (PBOC) avait annoncé des mesures augmentant les coûts pour parier sur une baisse du yuan, afin d'enrayer la chute de la devise chinoise, qui évolue à un niveau proche de ses plus bas depuis mai dernier.

Cette dépréciation du yuan par rapport au dollar s'explique par la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington, et qui semble pour l'instant bénéficier au dollar.

 

Le pétrole mitigé en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole évoluaient mercredi dans des directions opposées en Asie, le WTI étant tiré à la hausse par les estimations d'un reflux des réserves américaines de brut.

Vers 04H55 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 11 cents à 69,28 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, cédait un cent à 74,64 dollars.

La fédération privée américaine American Petroleum Institute a estimé que les réserves américaines de brut avaient reculé de six millions de barils au cours de la semaine achevée le 3 août, soit d'une façon plus marquée que ce auquel on s'attendait.

 

Les investisseurs suivront avec attention la publication mercredi des chiffres officiels du département de l'Energie. Le niveau des réserves américaines est un indicateur très suivi de l'état de la demande au sein de la première économie au monde.

 

Benjamin Lu, de Phillip Futures à Singapour, a relevé que les cours étaient également affectés par les sanctions américaines contre l'Iran.

Décidées après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, de premières sanctions américaines contre l'Iran ont pris effet mardi.

Cette première vague comprend des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale. L'Iran est le troisième plus grand producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Ces sanctions devraient peser lourdement sur une économie iranienne à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation.

Les inquiétudes quant à leurs répercussions au Proche-Orient ont fait grimper les cours lundi et mardi.

"Les marchés pétroliers s'inquiètent surtout de la deuxièm vague de sanctions qui ciblera les exportations de brut de l'Iran en novembre", a cependant observé M. Lu.

 

 

Actualités pétrolières du mardi 07 aout 2018

mar. 07 août à 10:41

Le pétrole soutenu par une éventuelle baisse de la production saoudienne

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, portés par des informations de presse sur une baisse de la production de l'Arabie saoudite en juillet et l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a terminé en hausse de 54 cents sur l'Intercontinental Exchange (ICE) pour clôturer à 73,75 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a pris 52 cents pour finir à 69,01 dollars.

"Le marché a été soutenu par les informations rapportant une réduction surprise de la production pétrolière de l'Arabie saoudite en juillet", a indiqué Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates.

Ryad, qui s'est récemment engagée à accroître ses extractions pour limiter la hausse des cours de l'or noir, a pompé en juillet 10,3 millions de barils par jour contre 10,489 millions en juin, selon l'agence Bloomberg citant des sources de l'Opep.

Toutefois, ont nuancé les analystes de Commerzbank, les exportations (de l'Arabie saoudite) ont un peu augmenté en juillet, à environ 10,38 millions de barils par jour, à la faveur d'un déstockage".

De plus, Ryad a annoncé samedi la reprise de ses exportations de brut par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, suspendues dix jours auparavant après une attaque de rebelles yéménites.

Les cours de l'or noir ont aussi grimpé lundi "dans l'anticipation de la mise en oeuvre des sanctions américaines contre l'Iran, les investisseurs se demandant comment exactement elles vont être respectées par les différents pays", a estimé M. Lipow.

Décidées après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, une première vague de sanctions américaines prendra effet mardi à 04H01 GMT. Elle comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

La Chine pourrait faire fi des menaces de sanctions de Washington contre les pays important du brut iranien, ce qui conserverait sur le marché une partie des extractions du troisième producteur de l'Opep.

Mais si "on s'attend d'ores et déjà à ce que la Chine ne respecte pas les sanctions américaines, on a moins d'éléments sur l'attitude de pays comme l'Inde ou la Turquie", a souligné M. Lipow.

 

 L'euro baisse face au dollar, la livre au plus bas depuis onze mois.

New York (awp/afp) - L'euro baissait lundi face au dollar, tout comme la livre qui a atteint un plus bas depuis onze mois face au billet vert alors que la perspective d'un Brexit sans accord inquiète de plus en plus.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1554 dollar, contre 1,1568 dollar vendredi vers 21H00 GMT.

La devise européenne était stable face au yen à 128,72 yens, contre 128,70 vendredi soir.

Le dollar était en hausse face au yen à 111,40 yens, contre 111,25 yens vendredi.

Vers 12H30 GMT, la livre britannique est tombée à 1,2920 dollar, son plus bas niveau depuis début septembre.

"Au Royaume-Uni, la tendance reste à la baisse alors que les craintes d'un Brexit sans accord augmentent", a expliqué Fawad Razaqzada, analyste pour Forex.com, alors que la monnaie britannique enchaînait sa troisième séance consécutive de baisse.

Le ministre britannique du Commerce international, Liam Fox, a estimé dimanche que l'hypothèse d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord était désormais la plus probable. Interrogé sur les chances d'un tel scénario, il les a évaluées à "60/40".

 

Le pétrole poursuit sa hausse en Asie, porté par les sanctions contre l'Iran

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse mardi, portés par l'imminence de la reprise de sanctions américaines contre l'Iran après le retrait décidé par Donald Trump de l'accord sur le nucléaire.

Vers 04h00 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 6 cents à 69,07 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, progressait de 23 cents à 73,98 dollars.

Décidées après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, une première vague de sanctions américaines a pris effet mardi à 04h01 GMT.

Elle comprend des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

Ces sanctions devraient peser lourdement sur une économie iranienne à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation.

Les inquiétudes quant à leur répercussion au Proche-Orient et les informations selon lesquelles l'Arabie saoudite aurait diminué sa production en juillet ont fait grimper les cours lundi, et les prix ont poursuivi mardi en Asie sur cette lancée.

"J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film plusieurs fois ces dernières décennies", a déclaré Greg McKenna, d'AxiTrader. "Mais les Etats-Unis semblent déterminés en faveur d'un changement de régime en Iran."

 

 

 

 

 

 

Actualités pétrolières du lundi 06 aout 2018

lun. 06 août à 09:30

Le pétrole affecté par de nouvelles tensions entre Washington et Pékin

New York (awp/afp) - Les prix du pétrole ont baissé vendredi alors que les courtiers s'inquiétaient d'une possible baisse de la demande mondiale après une nouvelle montée de tensions entre les Etats-Unis et la Chine dans leur bras de fer commercial.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini à 73,21 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 47 cents à 68,49 dollars.

"La Chine est devenue plus agressive sur le plan des sanctions commerciales contre les Etats-Unis et cela suscite des craintes de baisse au niveau de la demande mondiale", a commenté Gene McGillian de Tradition Energy.

Pékin s'est dite vendredi prête à imposer de nouveaux droits de douane sur environ 60 milliards de dollars de biens américains, en réponse à la menace américaine de durcir son projet de taxation de 200 milliards de biens chinois importés dès septembre, en faisant passer le taux de 10% à 25%.

Dans le même temps, "le marché a réagi aux information selon lesquelles la Chine a refusé de couper dans ses importations de brut en provenance d'Iran", malgré la réimposition par les Etats-Unis de sanctions contre le régime de Téheran, a affirmé M. McGillian.

Washington s'est retirée en mai de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, annonçant vouloir exercer une "pression maximale" sur l'Iran à travers notamment un assèchement de ses exportations de brut.

Jeudi, Téheran avait déjà dominé l'actualité sur le marché alors que de nombreux analystes s'inquiétaient de la tenue de manoeuvres militaires iraniennes en mer. Mais cette menace a été reléguée vendredi à l'arrière-plan.

"Il s'agit seulement d'une provocation du régime. L'idée que l'Iran pourrait bloquer le Détroit d'Ormuz par ses manoeuvres ne semble pas très crédible", a noté M. McGillian. Ce détroit stratégique voit transiter chaque jour 18,5 millions de barils de brut.

A plus long terme, les marchés ont également noté que le président américain Donald Trump souhaitait assouplir les régulations environnementales sur le secteur de l'automobile mises en place par son prédécesseur, Barack Obama.

"Des normes sur la consommation d'essence moins strictes vont être mises en place", ce qui devrait doper la demande, a estimé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

 

Le dollar monte un peu face à l'euro, recule face au yuan

New York (awp/afp) - Le dollar montait légèrement face à l'euro vendredi après un rapport mensuel mitigé sur l'emploi américain mais perdait un peu de terrain face au yuan alors que la Banque centrale chinoise essaie d'enrayer la chute de sa devise.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1578 dollar, contre 1,1585 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

La devise européenne baissait face au yen à 128,79 yens, contre 129,36 yens la veille au soir.

Le dollar baissait aussi face au yen à 111,25 yens, contre 111,66 yens jeudi soir.

L'euro est descendu vendredi jusqu'à 1,1560 dollar, son plus bas niveau depuis fin juin, la monnaie unique "restant sans défense face à l'avancée du dollar faute d'indicateur économique majeur depuis mardi", ont souligné les analystes de Western Union.

Les marchés digéraient surtout vendredi le très attendu rapport mensuel sur l'emploi américain qui a fait état d'une baisse du chômage, même si les créations d'emplois ont été moins nombreuses que prévu.

Selon celui-ci, le taux de chômage a légèrement baissé à 3,9% en juillet, tandis que la hausse des salaires est toujours ténue.

Alors que les analystes s'attendaient à 190.000 créations d'emplois pour le mois dernier, celles-ci se sont établies à 157.000, un niveau "décevant" selon James Knightley, pour ING.Mais selon lui, les récents indicateurs économiques illustrent la bonne santé de l'économie américaine, "ce qui augure des créations d'emplois continues".

Au deuxième trimestre, la croissance américaine a atteint un sommet depuis quatre ans à 4,1% en rythme annuel, stimulée par les réductions d'impôts de l'administration Trump.

Le salaire horaire moyen, particulièrement surveillé alors que la Fed veut juguler toute accélération de l'inflation, a, lui, progressé de 0,26%, en ligne avec les attentes.

Quant au déficit commercial du pays, il a fait en juin un bond inédit depuis 19 mois, sous l'effet d'une baisse des exportations de voitures et d'avions quand les importations ont continué de s'accroître.

La Chine s'est dite prête vendredi à adopter de nouveaux droits de douane punitifs sur des importations de biens américains représentant 60 milliards de dollars par an, en représailles au durcissement des menaces de Washington et au risque d'une escalade du conflit commercial entre les deux superpuissances.

Pour enrayer la chute du yuan, qui pâtit depuis plusieurs semaines des tensions commerciales croissantes, la Banque centrale chinoise (PBOC) a dévoilé vendredi des mesures réglementaires renforçant le niveau des fonds à mettre de côté pour investir à la baisse sur la devise.

Cette décision "suggère que [les décideurs chinois] ne veulent pas voir le dollar échangé au-dessus des 7,00 yuans de sitôt", a réagi Viraj Patel, analyste pour ING.

La monnaie chinoise est tombée vers 08H00 GMT à son plus bas niveau depuis mai 2017, à 6,8972 yuans pour un dollar, avant de se reprendre. Elle a terminé à 6,8270 yuans pour un dollar contre 6,8428 yuans pour un dollar la veille à 15H30 GMT.

Vers 19H00 GMT, l'once d'or valait 1.214,09 dollars, après avoir touché un plus bas depuis presque un an et demi vers 08H00 GMT à 1.204,55 dollars. Elle valait 1.207,83 dollars jeudi à 21H00 GMT.

Le bitcoin s'échangeait à 7.389,00 dollars, contre 7.546,52 dollars jeudi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Le pétrole stable, le marché hésite

Londres (awp/afp) - Les prix du pétrole se stabilisaient vendredi en cours d'échanges européens alors que le marché peine à trouver une direction forte, face à la multiplication de signaux contradictoires.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 73,48 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 3 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre cédait 25 cents à 68,71 dollars une heure après son ouverture.

"Les prix sont sans direction, le marché peine à trouver un nouveau catalyseur", a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

La hausse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et les craintes d'une escalade de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à ses partenaires empêchent les prix de grimper, mais les perspectives de perturbation de l'offre, notamment en Iran, les maintiennent à des niveaux élevés.

"Jeudi, les prix ont été soutenus par l'annonce que l'Iran conduirait des exercices militaires dans le détroit d'Ormuz", a rappelé Konstantinos Anthis, analyste che ADS Securities.

Alors que les sanctions américaines vont s'appliquer en Iran à partir de lundi, en raison de la sortie de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, la tension monte au Moyen-Orient.

A plus long terme, les marchés ont également noté que le président américain Donald Trump souhaitait assouplir les régulations environnementales sur le secteur de l'automobile mises en place par son prédécesseur, Barack Obama.

"Des normes sur la consommation d'essence moins strictes vont être mises en place", ce qui devrait doper la demande, a estimé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Actualités pétrolières du vendredi 03 aout 2018

ven. 03 août à 10:48

Le pétrole rebondit, surveillant des manoeuvres iraniennes

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont avancé nettement jeudi alors que le marché s'inquiétait de la tenue de manoeuvres iraniennes en mer, en pleine période de tensions avec les Etats-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a clôturé à 73,45 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,06 dollar par rapport à la clôture de mercredi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a progressé de 1,30 dollar à 68,96 dollars.

"L'Iran planifie un exercice dans le golfe persique qui impliquera 100 navires (...) Le calendrier est assez surprenant dans la mesure où cet exercice se déroule généralement plus tard dans l'année", a commenté James Williams de WTRG.

"Notre crainte est que le court délai d'annonce de cet exercice augmente les potentielles conséquences négatives imprévues" de cet exercice, a-t-il ajouté.

Plusieurs analystes s'inquiétaient notamment du fait que ces manoeuvres soient liées au conflit qui oppose le régime de Téheran à Washington, alors que l'administration américaine a réimposé des sanctions qui menacent la capacité iranienne à exporter son pétrole.

L'Iran suscitait également la crainte des marchés dans la mesure où le pays "vit des ennuis domestiques au moment où des milliers de personnes protestent contre l'inflation", a affirmé M. Williams.

"La chute de moitié du rial depuis avril dynamise la hausse des prix et a abouti à des conséquences négatives sur le marché de l'emploi", a encore ajouté le spécialiste.

Recul de la production

Les cours du pétrole avaient chuté la veille, affectés par la publication du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA) qui a fait état d'une hausse inattendue des réserves américaines de brut.

Les marchés ne s'étaient en revanche pas particulièrement réjoui de voir l'abondante production américaine reculer pour la première fois depuis le mois de février.

Car dans le même temps, les deux autres plus grands producteurs mondiaux ont pour leur part augmenté la cadence de leurs extractions.

L'Arabie saoudite et la Russie sont liées par l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires, qui vise depuis début 2017 à limiter les extractions de ses participants, mais qui a été révisé en juin sous l'impulsion des deux géants du pétrole.

Depuis, les deux pays ont ouvert les vannes pour compenser les perturbations du marché, notamment au Venezuela, et en Iran.

L'Arabie saoudite a pompé 10,65 mbj en juillet, tandis que la production russe a atteint 11,21 mbj, selon des données compilées par Bloomberg.

"Le record pour la Russie post-Union soviétique est à portée de main, à 11,25 mbj", ont rappelé les analystes de Commerzbank.

L'euro recule face au dollar, la livre baisse malgré la BoE

New York (awp/afp) - L'euro reculait légèrement mercredi face au dollar après une décision sans surprise de la banque centrale américaine (Fed) et un rapport encourageant sur l'emploi aux Etats-Unis.
Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1673 dollar, contre 1,1691 dollar mardi vers 21H00 GMT.
La devise européenne était en recul face à la monnaie nipponne à 130,11 yens, contre 130,79 yens mardi soir.
Le dollar était en baisse face au yen à 111,47 yens, contre 111,86 yens mardi soir.
Le billet vert a maintenu sa progression face aux principales devises après la publication d'un communiqué de la Fed montrant que l'institution, qui a déjà relevé ses taux deux fois depuis le début de l'année, n'avait pas décidé de les modifier une nouvelle fois dans l'immédiat.
La Fed a aussi insisté sur la "forte" croissance de l'activité de l'économie américaine, signalant la probabilité d'une prochaine hausse du coût du crédit.
"Le communiqué diffère peu de la précédente communication de la Fed en juillet et correspond dans les grandes lignes à l'optimisme dégagé par le président Jerome Powell lors de ses auditions devant le Congrès", a souligné Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange.
La banque centrale "n'a pas apporté de nouveaux commentaires sur la viabilité de la croissance au rythme actuel et n'a pas mentionné le possible impact des tensions commerciales", a remarqué de son côté Ian Shepherdson, économiste pour Pantheon Macroeconomics.

Le pétrole en ordre dispersé en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours de pétrole ont rebondi en Asie jeudi en raison d'informations faisant état d'un projet de manoeuvres navales de grande ampleur dans le Golfe par les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien.
Mais le rebond était limité par la hausse de la production de brut de l'Opep et de la Russie, et par l'augmentation des réserves américaines
Vers 04H50 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 12 cents à 67,78 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en septembre, progressait de 14 cents à 72,53 dollars.
"Les investisseurs ont été pris de court par l'augmentation surprise de la production de l'Opep et par la hausse plus importante que prévu des réserves américaines de brut", a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda
"La spirale à la baisse s'est arrêtée avec les informations selon lesquelles les Gardiens de la révolution iraniens envisagent d'importantes manoeuvres dans le Golfe sous 48 heures pour montrer sa capacité à fermer le détroit d'Ormuz, une artère fondamentale pour le pétrole."
CNN a cité des responsables américains affirmant que ces manoeuvres pourraient débuter sous deux jours.
Sukrit Vijayakar, de Trifecta Consultants, a expliqué de son côté que la hausse des réserves américaines de brut "nourrissait les inquiétudes d'une offre surabondante, les marchés redoutant aussi que les tensions commerciales ne réduisent la demande en énergie".

 

 

Actualités pétrolières du jeudi 02 aout 2018

jeu. 02 août à 09:43

Le pétrole recule, affecté par les stocks américains et le commerce

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont cédé du terrain mercredi après une hausse surprise des stocks de brut américains et des informations sur un possible durcissement des sanctions commerciales américaines contre la Chine.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a terminé à 72,39 dollar sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,82 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 1,10 dollar à 67,66 dollars.

"Les données sur les stocks ont déçu les investisseurs, d'autant que la différence entre ce qui était prévu et les données réelles a été assez large", a affirmé Bart Melek de TD Securities.
Lors de la semaine achevée le 27 juillet, les réserves commerciales de brut ont en effet augmenté de 3,8 millions de barils pour s'établir à 408,7 Mb, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg prévoyaient un recul de 3 millions de baril.

La production de brut a de son côté reculé pour la première fois depuis le mois de février à 10,90 millions de barils par jour (mbj) contre 11,00 millions de mbj la semaine dernière, laissant toutefois les courtiers relativement impassibles.

"On aurait pu penser que ce recul de la production puisse compenser la hausse des stocks mais c'est sans doute lié à l'état d'esprit négatif du marché sur le plan de la demande mondiale", a noté M. Melek.

Ce sentiment était alimenté mercredi par des informations de presse affirmant que le président américain Donald Trump envisage désormais une taxe de 25% sur 200 milliards de biens chinois importés, contre 10% évoqués jusque-là, en plein bras de fer commercial avec Pékin qu'il accuse depuis des mois de pratiques "déloyales".

L'euro recule un peu face au dollar alors que la Fed garde son cap

New York (awp/afp) - L'euro reculait légèrement mercredi face au dollar après une décision sans surprise de la banque centrale américaine (Fed) et un rapport encourageant sur l'emploi aux Etats-Unis.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1673 dollar, contre 1,1691 dollar mardi vers 21H00 GMT.
La devise européenne était en recul face à la monnaie nipponne à 130,11 yens, contre 130,79 yens mardi soir.
Le dollar était en baisse face au yen à 111,47 yens, contre 111,86 yens mardi soir.
Le billet vert a maintenu sa progression face aux principales devises après la publication d'un communiqué de la Fed montrant que l'institution, qui a déjà relevé ses taux deux fois depuis le début de l'année, n'avait pas décidé de les modifier une nouvelle fois dans l'immédiat.

La Fed a aussi insisté sur la "forte" croissance de l'activité de l'économie américaine, signalant la probabilité d'une prochaine hausse du coût du crédit.

"Le communiqué diffère peu de la précédente communication de la Fed en juillet et correspond dans les grandes lignes à l'optimisme dégagé par le président Jerome Powell lors de ses auditions devant le Congrès", a souligné Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange.

La banque centrale "n'a pas apporté de nouveaux commentaires sur la viabilité de la croissance au rythme actuel et n'a pas mentionné le possible impact des tensions commerciales", a remarqué de son côté Ian Shepherdson, économiste pour Pantheon Macroeconomics.

"Le dollar et les marchés financiers ont peu bougé juste après l'annonce de la Fed, qui modifie peu la perspective d'avoir deux hausses supplémentaires des taux d'intérêt d'ici la fin de l'année et probablement des hausses à chaque trimestre en 2019", a avancé M. Esiner.

Une hausse des taux directeurs rend une monnaie plus attractive et donc plus rémunératrice pour les cambistes.

"Les marchés vont maintenant tourner leur attention vers le rapport mensuel sur l'emploi en juillet attendu vendredi", a prédit M. Esiner. "S'il montre un nouveau mois de fortes embauches et d'augmentation des salaires, cela confortera les attentes de deux hausses supplémentaires" d'ici fin 2018.

Le rapport ADP diffusé mercredi allait dans ce sens: selon ces chiffres, le secteur privé a en juillet procédé à 219.000 nouvelles embauches, alors que les analystes misaient sur 175.000 nouveaux postes.

Le pétrole rebondit en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours de pétrole ont rebondi en Asie jeudi en raison d'informations faisant état d'un projet de manoeuvres navales de grande ampleur dans le Golfe par les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien.

Mais le rebond était limité par la hausse de la production de brut de l'Opep et de la Russie, et par l'augmentation des réserves américaines.

Vers 04H50 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, gagnait 12 cents à 67,78 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en septembre, progressait de 14 cents à 72,53 dollars.
"Les investisseurs ont été pris de court par l'augmentation surprise de la production de l'Opep et par la hausse plus importante que prévu des réserves américaines de brut", a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda.

"La spirale à la baisse s'est arrêtée avec les informations selon lesquelles les Gardiens de la révolution iraniens envisagent d'importantes manoeuvres dans le Golfe sous 48 heures pour montrer sa capacité à fermer le détroit d'Ormuz, une artère fondamentale pour le pétrole."

CNN a cité des responsables américains affirmant que ces manoeuvres pourraient débuter sous deux jours.

Actualités pétrolières du Mercredi 01 aout 2018

mer. 01 août à 11:06

Le pétrole recule après des propos rassurants de Trump sur l'Iran

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont reculé mardi alors que le président américain Donald Trump a surpris les marchés en signalant être prêt à rencontrer les dirigeants iraniens "quand ils veulent".

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 74,25 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 72 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance a cédé 1,37 dollar à 68,76 dollars.

Après avoir rencontré Kim Jong Un au terme d'une escalade verbale sans précédent avec la Corée du Nord, Donald Trump s'est dit lundi désormais prêt à voir les dirigeants iraniens "quand ils veulent", malgré la fermeté affichée ces derniers mois contre Téheran.

"On a senti un +effet Iran+ évident sur le marché" mardi, a indiqué James Williams de WTRG.

Selon M. Trump, c'est "bon pour eux, bon pour nous, bon pour le monde entier", surtout "si nous pouvons trouver une solution sérieuse, pas un gâchis de papier comme l'autre accord".

Un conseiller du président Rohani a toutefois déclaré mardi que tout pourparlers avec les Etats-Unis devaient commencer par une réduction des hostilités et un retour à l'accord sur le nucléaire.

Parmi les enjeux de ces potentielles discussions figurent les sanctions imposées par l'administration américaine à l'Iran, qui visent notamment à empêcher le troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de vendre ses barils à l'étranger.

Prix de l'essence

Si les sanctions sont maintenues, "l'offre iranienne pourrait baisser de 800.000 barils par jour", ont estimé les analystes de Bank of America Merrill Lynch, qui évaluent que chaque million de barils disparaissant du marché peut faire grimper le prix de 17 dollars.

"Le marché perçoit les déclarations de Donald Trump comme positives malgré toutes les embûches à l'horizon car, soyons honnêtes, la situation peut difficilement être pire qu'aujourd'hui" a indiqué M. Williams.

 

L'euro recule face au dollar avant une réunion de la Fed

New York (awp/afp) - L'euro reculait légèrement mardi en fin de séance face à un dollar aidé par des indicateurs de bonne tenue sur l'économie des Etats-Unis à la veille de nouvelles données sur l'emploi et d'une décision de la banque centrale américaine.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait 1,1699 dollar, contre 1,1706 dollar lundi vers 21H00 GMT.

La devise européenne progressait face à la monnaie nipponne à 130,80 yens, contre 129,99 yens lundi soir.

Le dollar était également en hausse face au yen à 111,80 yens, contre 111,04 yens lundi soir.

Le dollar, qui reculait en début de journée, a gagné en vigueur à l'ouverture de la séance américaine.

"Du côté des indicateurs, il est encourageant de voir les revenus et les dépenses (des ménages américains) augmenter de concert", a relevé Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange en faisant référence à la hausse de ces données de 0,4% en juin.

Mais les cambistes se positionnent surtout selon lui "à l'approche mercredi de la publication du rapport ADP sur l'emploi dans le secteur privé et de la publication du communiqué de la Fed" à l'issue de la réunion de son Comité de politique monétaire, a-t-il ajouté.

Les indicateurs concernant la zone euro étaient de leur côté mitigés mardi: l'inflation y a accéléré en juillet, à 2,1%, mais la croissance a ralenti au deuxième trimestre, à 0,3%.

Vers 19H00 GMT, l'once d'or valait 1.224,86 dollars, contre 1.221,42 dollars lundi à 21H00 GMT.

La monnaie chinoise a terminé à 6,8167 yuans pour un dollar contre 6,8155 yuans pour un dollar lundi soir.

Le bitcoin s'échangeait à 7.784,34 dollars, contre 8.146,15 dollars lundi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Le pétrole recule en Asie

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient orientés à la baisse, mercredi en Asie, après l'offre de Donald Trump de rencontrer les dirigeants iraniens "quand ils veulent", qui a surpris les marchés.

Vers 04H45 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre, cédait 38 cents à 68,38 dollars dans les échanges électroniques en Asie.Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en septembre, reculait de 28 cents à 73,93 dollars.

Dans un surprenant revirement, le président américain a semblé lundi ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables, avec Téhéran.

M. Trump avait annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l'accord international censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, qu'il juge trop laxiste.

Un conseiller du président Rohani a toutefois déclaré mardi que tous pourparlers avec les Etats-Unis devaient commencer par une réduction des hostilités et un retour à l'accord sur le nucléaire de 2015.

Parmi les enjeux de ces potentielles discussions figurent les sanctions imposées par l'administration américaine à l'Iran, qui visent notamment à empêcher le troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de vendre ses barils à l'étranger.

 Les investisseurs sont également dans l'attente mercredi des chiffres des réserves américaines de brut, qui sont toujours un indicateur du niveau de la demande au sein de la première économie au monde.

"Les investisseurs regarderont le rapport sur les réserves de pétrole brut du département de l'Energie pour évaluer l'état de l'offre et de la demande", a déclaré Margaret Yan-Yang, de CMC Markets à Singapour.