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25/11/2021

Le pétrole stoïque après les stocks américains et un appel de l'AIE aux producteurs

Les prix du pétrole naviguaient autour de l'équilibre mercredi en dépit de la pression mise par le chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), de stocks commerciaux américains en petite hausse et de l'annonce de la libération de stocks stratégiques de brut par plusieurs pays consommateurs.

Vers 16H15 GMT (17H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier engrangeait 0,39%, à 82,63 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois avançait de 0,33% à 78,76 dollars.

Les cours du brut n'ont que peu réagi à l'annonce par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) d'une hausse des réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis la semaine dernière, d'un million de barils.

Si les analystes attendaient plutôt une baisse, la fédération des entreprises pétrolières aux Etats-Unis, l'American Petroleum Institute (API), aux chiffres pourtant jugés moins fiables, avait fait part mardi d'une hausse, de 2,3 millions de barils.

Le Brent et le WTI n'ont également pas sourcillé après que le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a dit mercredi "espérer" que les pays producteurs de l'Opep+ prendraient lors de leurs prochaines réunions "les mesures nécessaires" pour ramener les cours du pétrole à un "niveau raisonnable".

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Arabie saoudite en tête, et leurs dix alliés menés par la Russie via l'accord Opep+ limitent leur production afin de soutenir les cours.

Ce cartel a commencé à rouvrir très progressivement le robinet au cours des derniers mois, malgré la reprise des cours et l'insistance des pays consommateurs pour un geste plus important.

La libération conjointe par plusieurs pays d'une partie de leurs réserves stratégiques de pétrole, que les analystes de Rystad estiment à 71,5 millions de barils en tout - dont 50 millions pour les seuls Etats-Unis - ne provoquait pas l'effet de baisse des prix escompté, bien au contraire.

"L'absence de plans concrets et de calendrier rapide affaiblit l'impact de cette décision sur les prix", estime Ann-Louise Hittle, de Wood Mackenzie, la "déception" du marché entraînant l'effet inverse.

Les cours du gaz étaient à la hausse, encouragés par "un souffle arctique qui apporte de la neige en Europe et les tensions entre l'Union européenne (UE) et la Russie" à la frontière ukrainienne, pointe Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Ces derniers jours, les Etats-Unis, l'Otan et l'UE n'ont cessé d'exprimer leur inquiétude concernant des mouvements de troupes russes autour de l'Ukraine, théâtre depuis 2014 d'un conflit entre Kiev et des séparatistes pro-russes dans l'Est.

Moscou a nié toute volonté belliqueuse, rejetant la responsabilité des tensions sur les Occidentaux, auprès desquels Kiev a affirmé vouloir acheter davantage d'armes "défensives".

Le cours européen de référence, le TTF néerlandais, gagnait vers 16H15 GMT 3,71% à 94,30 euros le mégawattheure (MWh), et près de 8,4% sur les trois dernières séances.

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